DISCOGRAPHIE + paroles
La racine carrée du coeur - lancé le 1er octobre 2010, distribué par L'APCM
Chansons sur l'album [ ÉCOUTEZ DES CHANSONS ]
Cliquez sur le titre des chansons pour visionner les paroles
1. La force de la gravité
J'ai calculé la force de la gravité
Qui existe entre nous
À un mètre l'un de l'autre
Mes grands calculs m'ont donné
2,2979794899 x 10-7 Newton
Dans ma classe de physique,
J'ai réalisé qu'Isaac Newton était un romantique
Avec sa théorie de la gravité
Et pourquoi nos deux corps se sont attirés
Ce n'est pas une pomme qui lui est tombée sur la tête
C'est plutôt un coup de foudre au fond de son être
Rêvant tout doucement à ce grand mystère,
La réponse lui est venue dans ses calculs
''J'ai calculé la force de la gravité
Qui existe entre nous
À un mètre l'un de l'autre
Mes grands calculs m'ont donné
2,2979794899 x 10-7 Newton
J'ai calculé que la force de la gravité
qui nous pousse l'un à l'autre pourrait augmenter
Si on s'approchait, qu'est-ce que tu en dirais?
Si on s'approchait, la gravité s'aggraverait''
Je veux renommer cette théorie,
Lui donner un nom bien plus joli
Pour décrire cette force sublime
Qui pousse les gens à faire des folies
Comme un pomme qui me tombe sur la tête,
Je ressens la foudre, je ressens ton éclair
Illuminé, je me laisse aller
À cette force plus grande que la gravité
''Refrain''
2. N'importe quoi
N'importe quoi, n'importe quoi
C'est ce que je dis, n'importe quoi
Ça sert à qui, ça sert à quoi
Ça sert à rien, n'importe quoi
N'importe quoi
J'y arriverai, j'y arriverai
Un p'tit instant, j'y arriverai
Une p'tite minute, un p'tit moment
Donne moi du temps, j'y arriverai
J'y arriverai
Peut-être demain, peut-être demain
Si j'ai le temps, peut-être demain
J'suis occupée, vous le savez
S'il le faut bien, peut-être demain
Peut-être demain
Un excès de travail, un amour qui déraille, un devoir à remettre, une pile de dettes
Une nuit blanche, une vacance, une volée de malchance, un réveil a sonné, on s'est pas réveillés
Un embouteillage, un patron en voyage
Un décès
Un regret
Encore une fois, encore une fois
Et c'est trop tard, encore une fois
Je voulais bien, mais pas assez
Ça sert à rien, n'importe quoi
N'importe quoi
3. Thompson
De La Salle à Thompson
800 kilomètres
Même pas l'ombre d'une bête
À part de mon frère
On écoute des tounes de Beck
Devils Haircut dans ma tête
Parce que ça coûte pas cher
On chauffe l'auto de mon père
Ça prend juste un jour
Pis t'es rendu ''nowhere''
Là, qu'c'est devenu une autoroute
Comme si on allait ''somewhere''
On roule, on roule, on roule
Sur le bord de nulle part
On roule, on roule, on roule
Direction : butte de roches
Pour vivre là faut être ''tough''
Une ville de mineur
Une ville pour se miner
Si c'est là que t'es né
Garantie à vie limitée
Tu feras un gros pied-de-nez
Avant d'te sauver
Ça prend juste un jour
Pis t'es rendu ''nowhere''
Là, qu'c'est devenu une autoroute
Comme si on allait ''somewhere''
On roule, on roule, on roule
Sur le bord de nulle part
On roule, on roule, on roule
Quand les canards s'enveloent
Toutes les lignes d'hydro
voguent sur le courant vers le Sud
Faut surtout pas passer plus qu'un jour,
pas risquer d'perdre le Nord là-bas
On file d'la ville comme d'l'eau sul' dos des canards
On s'en va
Ça prend juste un jour
Pis t'es rendu ''nowhere''
Là, qu'c'est devenu une autoroute
Comme si on allait ''somewhere''
On roule, on roule, on roule
Sur le bord de nulle part
On roule, on roule, on roule
Est-ce qu'on roule du bon bord?
4. Les bras
Est-c'que j't'ai dit, que par la fenêtre
On peut voir la maison
C'est pas trop loin d'ici
J'te promets on ira demain, si tu t'sens bien
Est-c'que j't'ai dit, entrer ici
Ça m'fait pas comme chez nous
En longeant les couloirs, allons
J'te prendrai par la main, si tu t'sens bien
J'ai toujours voulu croire
Que je pourrais toujours te voir
Tu n'm'as pas averti
Que t'aurais les cheveux gris
''Je souris, et tu comprends
Comment, c'est pas facile pour un enfant
De voir tomber
Les bras qui nous ont portés''
Est-c'que j't'ai dit, que la photo
Qui manque dans ton album
Celle où je suis endormi
Et tu me berces dans tes bras, c'est moi qui l'ai
J'ai toujours voulu croire
Que je pourrais toujours te voir
Tu n'm'as pas averti
Que t'aurais les cheveux gris
''Refrain''
Prends-moi par la main, embrasse ma joue
Serre-moi fort, encore (bis)
''Refrain''
5. Chanson agricole
J'avais les bottes dans la boue
Quand ses talons hauts me sont apparus
Elle s'enfonçait dans la terre
Ses yeux brillaient d'un beau mystère
Elle me parlait de la grande ville
Comme d'un pays d'outre-mer
Elle souriait quand je parlais
De la boue, des vers de terre
Sa main blanche dans ma grosse patte
Ses talons hauts près de mes bottes
Je croyais qu'on s'accordait
Comme des petits pois et des carottes
''Je cultivais mon jardin
Elle était Ève, j'étais Adam
Mais depuis qu'on a fait patate
Mon cœur est une tomate''
Partie comme un chat de la ville
Elle m'a quitté sans prévenir
Je ne vois plus les étoiles
Seulement son empreinte dans le sol
''Refrain''
J'ai dû bêcher pour décider
Si je devais vraiment l'attendre
Mais pour qu'un jardin puisse pousser
La terre, il faut la fendre
''Refrain''
6. Je voudrais dire
Mes doigts tremblent
Je les cache dans ma manche
Mon histoire reste prise dans ma gorge
Je voudrais rencontrer ton regard
J'ai un secret
Que tu connais peut-être
Enfin je crois qu'on partage le même
Je pense qu'on s'aime
Et on ne le sait pas
Je voudrais tout te dire
Je voudrais dire je t'aime
Et que tu ne m'entendes pas
Mes doigts tremblent
J'ai peur que tout change
Une fois les mots échappés
On ne peut pas reculer
Alors je te savoure
Mon secret à la bouche
Je voudrais que tu viennes
Que tu me le prennes
Tout doucement
Je voudrais tout te dire
Je voudrais dire je t'aime
Et que tu ne m'entendes pas
Je t'ai dans mes bras pour instant
Ma bouche, mes lèvres près de ton oreille
Je te chuchoterais : « je t'... »
Mais tes longs cheveux bruns collent à mes lèvres
Je me dis
C'est ça qui m'empêche
De finir ma phrase
De dire tout bas
Je voudrais dire je t'aime
Et que tu ne m'entendes pas
7. À l'épicerie
Elle est là, debout près des légumes
Et moi, près des agrumes
Devrais-je l’approcher?
Hey toi! t’as fréquenté mon grand frère
Te souviens-tu de moi?
C’est moi son petit frère
Maintenant que j’ai dix-huit ans
J’te trouve ben « cute » puis tout’ ça
Même plus que dans la photo
Trouvée dans son tiroir d’en haut
Laisse faire les hot-dogs dans mon panier
Je ferais un régime santé, si j’étais avec toi
Viendrais-tu chez moi?
Amène donc tes pommes et tes poires
Tu seras la princesse de mon manoir
Ou plutôt, du sous-sol de mes parents
Maintenant que j’ai dix-huit ans
J’te trouve ben « cute » pis tout’ ça
Même plus que dans la photo
Que j’ traîne dans la poche de mon manteau
Tu sais trop bien, que la plupart des gars
Voudraient te voir faire du yoga
Mais moi, je vois plus loin que ça
Donne-moi une chance, maintenant
Je veux pas avoir trente ans, m’occuper
de tes enfants après un premier mariage gâché
Faut-tu que j’aille jusque-là
pour te tenir dans mes bras…
8. Pause santé
C’est le temps de la pause-santé
C’est le temps que vous sortiez dans le frette
Pendant trois minutes vingt-sept
Pendant c’temps-là on va jouer ce petit air
Vous allez vous promener
Et prendre une bouffée d’air
Vous avez l’air fin, d’l’autre bord de la fenêtre
La boucane qui vous rit au bout des lèvres
Et nous sourions à l’intérieur
À l’intérieur, on n’se gèle pas le postérieur
Maintenant que la loi est en vigueur
Je suis de bonne humeur
Je peux chanter
Sans broncher ni tousser
Ça doit être l’enfer de payer aussi cher
Pour nourrir son cancer
Mais il faut qu’on vous jette
Dehors en plein hiver
Maintenant qu’on a assez fulminé
Fini de fumiger, chers cendrillonés
Revenez, revenez
C’est la fin de la pause-santé
9. Le cheval et le carrousel
Il danse comme une ballerine,
comme une ballereine, une baleine
Qui tourne sur elle-même
Il tourne autour d’une femme
Elle l’ignore, il ignore le fait qu’elle l’ignore
Elle a les yeux jeunes d’une fillette
Il a les yeux lourds de lunettes
Il est saoul, elle s’en fout
S’il la regarde tout partout
Elle s’en fout
Elle est perdue dans cette grande salle
Enfoncée dans son chapeau
Elle rêve à autres choses
Lui, il tourne encore autour d’elle
Comme un cheval attaché au carrousel
Je les regarde, comme je regarde
deux trains se rencontrer
Je suis là à les envier
Parfois, je voudrais être un train
Je voudrais m’écraser avec force
De temps en temps prendre une chance
Je voudrais rencontrer un autre train
Au moins partir de ma gare
Tenter plus qu’un regard
Peut-être même me faire mal
Mais je l’ai perdue, perdue de vue
Je ne la vois même plus
Je suis… non, je la suis
Comme un cheval qui déraille du carrousel
10. Coma
Il s’appelle Coma Coma Coma Coma
« Mon devoir c’est de demain
Pouvoir me réveiller
Si je suis en vie demain
C’est à cause du vin »
Toute la journée
C’est un cadavre ankylosé
On le trouve n’importe où, couché
Comme un fœtus gigantesque, habillé
Il croque dans le cou
Il croque dans le cou
Il croque dans le cou
Il croque dans le cou des bouteilles
C’est un vampire
Il pousse les heures jusqu’au fond de la nuit
Un shooter, ça tire, ça étire la nuit
Son bon jugement, sa matière grise
Vont de mal en pire
Yyyyyyyy’appelle son père sur son cellulaire
À deux heures et demie et lui annonce :
« J’ai rencontré la plus belle fille de ma vie
Et on se marie cette nuit hi hi hi »
Il s’appelle Coma Coma Coma Coma
Il s’appelle Coma Coma Coma Coma
À l’aventure dehors
Sur les trottoirs qu’il voit en double
En triple, en quatuor
Pour le croire il faut boire
Il surf sur les blocs de ciment
Et pour garder son balanc
Dans sa main gauche :
Un … sauvignon blanc
Si jamais ça tombe MAL
Un accident FATAL
Comment on met ça derrière la Cathédrale?
B-B-B-Bière tombale
Encore pire que ça
Si il continue comme ça
Dans ce perpétuel état
Son nom, il le portera
Il s’appelle Coma Coma Coma Coma
Il s’appelle Coma Coma Coma Coma
Il s’appelle…
11. Gros peureux
On se lève tôt le matin
Moitié réveillés, une autre journée
On se tait et on écoute
Comment penser sans trop penser
Contrôlés, épuisés
Toujours il faut finir en premier
On s’façonne des routines
Et on s’y incline en esclaves
Et c’est nous les prochains leaders
Nous les gros peureux
Toujours un compte-rendu de nos vies
On se demande et on embellit
Pas trop long, pas trop court
Mais juste assez pour impressionner
On rêve à autres choses, être ailleurs
On se dit qu’il faut être réalistes
On se conte des mensonges
Le pire, c’est qu’on y croit
Et c’est nous les prochains leaders
Nous les gros peureux
Ne sachant plus comment faire ce qu’on veut
Et c’est nous
Il me semble, si on faisait ce qu’on veut
On serait heureux, ça serait contagieux
Trop de pression, trop de dépression
Et c’est nous les prochains leaders
Nous les gros peureux
Ne sachant plus comment faire ce qu’on veut
Et c’est nous
12. Partons d'ici
Allons nous promener
Regarder les beaux souliers
Sur la rue principale
Une voie de plus par année
Une terre de plus bétonnée
C’est la saison estivale
Les ornières se creusent
On fait la navette, jour après jour
L’artère de mon quartier devient gonflée
Par mille bagnoles
Dans leur vapeur de sex-symbole
Partons d’ici, loin de ce cimetière cimenté
Ces gratte-ciels rappellent des pierres tombales
Pendant que souffle le vent d’été
Allons nous promener
Mais ici, on s’repose les pieds
C’est bien capricieux, on ferait mieux
De prendre le char pour aller
À Shop-Mart et se payer, des brics-à-bracs d’orgueilleux.
J’me souviens des foules, des marchés du coin d’la rue
Ils sont partis comme moi chacun son île à soi
Mes enfants et moi avons tous pris vingt kilos
Ils ne courent plus qu’au p’tit trot
Partons d’ici, loin de cette cité-dortoir embaumée
On lui ferme les paupières
Les portes de garage sont scellées
Partons d’ici, cette fois allons à pied
Partons d’ici, on oublie les banlieues
Allons nous promener
Regarder les beaux souliers
Allons nous promener
13. Voyageuse
Prisonnière d’un orage
Je peux voir une ouverture
Je suis assise sur le rivage
Attendant Mère Nature
Qu’elle nous donne un chaud soleil
Qu’il éclaire le ciel de nouveau
Que sa lumière nous porte conseil
Et bientôt, il fera beau
Il y a quelques jours qu’on est parties
Je ne vois plus passer le temps
Derrière on a laissé nos ennuis
Pour cueillir le moment présent
Dans nos canots, on se promène
En riant et en chantant
À l’unisson nos voix s’enchaînent
Et s’envolent dans le vent.
Quand les nuages cachent le soleil
Et que les éclairs allument le ciel
Qu’ils s’éclatent d’un air triomphant
Scintillant
On remercie la belle pluie
Qui nous dévoile un ciel dégagé
Un coup de cœur et c’est parti
À pagayer toute la journée



